Comprendre la Procédure VGE : expliqué par des Experts en 2026

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La Procédure de Véhicule Gravement Endommagé (VGE) est un dispositif essentiel pour garantir la sécurité des usagers de la route. Cette procédure est en place depuis Avril 2009. Avec l’arrêté du 24 avril 2024, certaines réglementations ont évolué, impactant directement les automobilistes et les professionnels du secteur. Cet article vous explique en détail ce qu’est la procédure VGE, ses implications et les nouvelles dispositions en vigueur. Y a-t-il des abus dans la procédure VGE ?

Pour information : Accident non responsable et premier réflexe : déclarer le sinistre à ton assurance ? Erreur. Grosse erreur. En 2026, on ne fait plus ça. En passant par ton assureur, le sinistre est enregistré, ton relevé n’est plus vierge et tu te tires une balle dans le pied pour tes futures cotisations. Avec Help You, on passe en recours direct : zéro frais, zéro avance, et une indemnisation complète. Ton attelage, tes accessoires, tes options non garanties ? Ton assureur te dira non, en recours direct c’est dû. Ton assureur n’est même pas au courant du sinistre, pas de hausse de prime, pas de vétusté à payer. Le recours direct n’est pas une combine, c’est un droit et il est temps d’arrêter de subir le système. Tu choisis ton expert, ton réparateur : donc pas de tracas, tu es accompagné et suivi par des gens de confiance.

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Qu’est-ce qu’un Véhicule Gravement Endommagé (VGE) ?

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La procédure VGE (Véhicule Gravement Endommagé) est une réglementation en France visant à interdire temporairement la circulation des véhicules accidentés présentant un danger pour la sécurité routière. Lorsqu’un véhicule subit des dommages importants (châssis, direction, freinage, fixation des organes de sécurité), un expert automobile peut le classer en « VGE ». Cette classification entraîne le retrait du véhicule de la circulation via la suspension du certificat d’immatriculation , tant que les réparations n’ont pas été validées par une expertise de conformité.

Un véhicule VGE est un véhicule ayant subi des dommages gravant la sécurité au sens de la procédure VGE compromettant la sécurité de ses occupants et des autres usagers de la route.


Origine et Historique de la Procédure VGE

La procédure VGE (Véhicule Gravement Endommagé) a été instaurée en France pour garantir la sécurité des usagers de la route en empêchant la remise en circulation de véhicules susceptibles de présenter un danger. Cette réglementation trouve son origine dans la nécessité de contrôler les véhicules accidentés et d’éviter qu’ils ne soient réparés de manière non conforme, mettant ainsi en péril leurs futurs utilisateurs.

L’évolution des normes de sécurité et la montée des fraudes dans le domaine de la réparation automobile ont conduit les pouvoirs publics à encadrer strictement la remise en état des véhicules endommagés. La mise en place de la procédure VGE s’inscrit dans une démarche globale visant à renforcer le contrôle technique et l’expertise des véhicules ayant subi des dommages significatifs.

La législation entourant la procédure VGE s’est renforcée avec le temps, notamment suite à des scandales liés à des véhicules accidentés revendus sans réparations conformes. Aujourd’hui, elle est un élément clé du dispositif de prévention et de contrôle dans le secteur de l’expertise automobile.

Y a t’il des abus dans la procédure VGE ?

De nombreux conducteurs ont le sentiment que certains experts « forcent » des réparations ou imposent des remises en état jugées excessives, en se retranchant derrière la procédure de Véhicule Gravement Endommagé (VGE). Mais cette impression d’abus repose souvent sur une confusion entre le rôle de l’expert automobile et celui du centre de contrôle technique. (procédure vge abus)

Un contrôle technique conforme ne garantit pas pour autant qu’un véhicule soit réellement sécuritaire après un accident. Il s’agit d’un examen visuel, sans démontage, qui évalue l’état général du véhicule en circulation. L’expert, lui, intervient dans un tout autre cadre : il doit évaluer l’état structurel et sécuritaire du véhicule accidenté, parfois à l’aide de mesures précises, et engage sa responsabilité civile en cas de défaillance ou d’omission. Sa mission est donc plus poussée et plus contraignante. (Exemple : il n’apprécie pas visuellement l’usure d’un disque de frein, il mesure.)

C’est justement ce décalage entre ce que voit l’assuré (véhicule roulant, CT ok) et ce que constate l’expert (défaut structurel, risques non visibles à l’œil nu) qui génère l’incompréhension. Pourtant, dans la majorité des cas, l’expert ne surévalue pas les réparations : il les documente, justifie et prescrit selon des critères techniques bien établis.

👉 Cela dit, une erreur d’appréciation de la part de l’expert n’est jamais à exclure. Si vous avez un doute sur les réparations demandées, n’hésitez pas à solliciter l’avis de votre réparateur de confiance, qui connaît votre véhicule et pourra parfois apporter un éclairage complémentaire.

👉 Si nous reprenons l’exemple de notre disque de frein, demandez la mesure qui a permis de dire que le disque est à changer, puis comparez-la avec la valeur constructeur, qui peut être fournie par un concessionnaire ou votre réparateur.

⚠️ Important à savoir : dans le cadre d’une procédure VGE, vous avez le droit de choisir l’expert qui suivra et lèvera de l’interdiction de circuler. Ce point est souvent ignoré, car vous avez certainement signé — parfois sans en être pleinement conscient — un mandat d’expertise VGE obligatoire en début de travaux, et c’est là que vous avez choisi votre expert en automobile pour le suivi.

Les dommages concernés par la procédure VGE


L’arrêté du 24 avril 2024 a renforcé les critères d’évaluation des véhicules gravement endommagés. Voici les principaux éléments concernés :

  • VGE Carrosserie : Déformation importante.
    Éléments concernés : longerons, plancher, passages de roue, châssis, pavillon, traverses soudées (nouveau critère 2024).
  • VGE Direction : Déformation importante.
    Éléments concernés : colonne, crémaillère ou boîtier, biellettes, timonerie, boîtiers de commande des directions électriques et électroniques, barres stabilisatrices.
  • VGE Liaisons au sol : Déformation importante.
    Éléments concernés : berceau, éléments de suspension, essieux, jantes, moyeux, disque de frein, étrier de frein.
  • VGE Sécurité des personnes : Dysfonctionnement ou mauvaise fixation.
    Éléments concernés : ceintures (brin, prétensionneurs, sardine, enrouleur, fixations), airbags, boîtiers de commande, tout système pyrotechnique, systèmes d’aide à la conduite relatifs à la sécurité suivant les normes des constructeurs (nouveau critère 2024).
  • VGE Énergie employée par le véhicule : Dysfonctionnement ou déformation importante (nouveau critère 2024).
    Éléments concernés : batterie de puissance, réservoirs à carburant (nouveau critère 2024).

Les étapes de la Procédure VGE

  • L’Expertise Initiale : Lorsqu’un véhicule est accidenté, après déclaration ou mandat d’expertise, un expert en automobile est mandaté pour évaluer son état.
  • Classement en VGE : Si l’expertise révèle des dommages dans le cadre de sa mission affectant les organes cités ci-dessus, le véhicule est classé comme VGE et ne peut plus circuler tant qu’il n’a pas été réparé et réexaminé.
  • Travaux et Contrôle Réglementaire : Les réparations doivent être effectuées conformément aux normes en vigueur. Un second examen par un expert est nécessaire en cours de travaux, puis un examen final avant de lever l’interdiction de circuler (une visite sur banc de mesure est nécessaire en cas de structure endommagée).
  • Levée du Statut VGE : Une fois les réparations validées, le véhicule peut être remis en circulation.

Important : demander le second rapport de conformité (levée de procédure VGE).

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Conséquences de la Déclaration VGE

  • Opposition au transfert de propriété, le véhicule ne peut plus être vendu sauf à un professionnel de l’automobile.
  • Interdiction de circulation, le véhicule n’a pas le droit de circuler sur la voie publique.

Un Rôle Régulateur sur l’Utilisation des Pièces Détachées (VGE)

Un autre aspect important de la procédure VGE est la régulation de l’utilisation des pièces détachées lors des réparations. En effet, pour éviter la remise en circulation de véhicules réparés avec des pièces issues de recel ou de provenance douteuse, un contrôle strict est mis en place. L’expert indépendant s’assure que les pièces utilisées proviennent de sources légales et respectent les normes en vigueur.

Cela permet d’éviter l’intégration de composants défectueux ou non homologués, réduisant ainsi le risque de défaillance mécanique après réparation. Ce contrôle renforce la transparence et protège le consommateur contre les pratiques frauduleuses dans le domaine de la réparation automobile.

Déroulement du Suivi de Réparation d’un VGE

Lorsqu’un véhicule classé VGE est réparé, il doit faire l’objet d’un suivi rigoureux :

  • Prise de contact avec l’expert : Lorsque l’expert constate un critère de dangerosité sur votre véhicule, il doit vous en informer.
  • Traçabilité des pièces : Toutes les pièces utilisées doivent être traçables pour éviter tout risque de recel.
  • Visite en cours de travaux : Une visite pendant les travaux sera effectuée par l’expert en automobile afin de faire un point sur le véhicule de manière générale et sur le suivi des travaux.
  • Contrôles obligatoires : Au minimum, trois contrôles sont nécessaires pour lever l’opposition au transfert :
    1. Un contrôle de la géométrie du véhicule. En savoir plus.
    2. Une lecture des calculateurs afin de s’assurer qu’il n’y a aucun défaut enregistré.
    3. Un contrôle technique.
    4. Un contrôle du système ADAS si équipé.
  • Relevé de marbre (si applicable) : Dans le cas d’une restructuration nécessitant un passage au marbre, un relevé de marbre sera également exigé.
  • Validation par l’expert : L’expert s’engage à vérifier que le véhicule peut reprendre la route en toute sécurité. Des frais liés à l’entretien du véhicule peuvent être à prévoir pour garantir la conformité aux normes de sécurité, même si ceux-ci n’ont pas de lien direct avec le sinistre.

L’expert doit déclencher la procédure VGE dans le cadre de sa mission.
Exemple : si vous avez un choc à l’avant droit et il y a un élément dangereux à l’arrière gauche non imputable au sinistre déclaré, l’expert en automobile n’a pas le droit de déclencher la procédure VGE. Il doit uniquement vous en informer par un courrier de dangerosité.

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Les Nouveautés de l’Arrêté du 24 Avril 2024 – Procédure VGE

  • Renforcement des critères de classification : Désormais, des critères plus précis et stricts encadrent l’évaluation des véhicules accidentés pour éviter les disparités d’interprétation.
  • Obligation de traçabilité des pièces détachées : Les réparateurs doivent fournir une preuve d’origine et de conformité des pièces utilisées pour la remise en état des véhicules classés VGE.
  • Essai obligatoire en fin de travaux : Avant de lever la procédure VGE, un essai du véhicule doit être réalisé pour vérifier son bon fonctionnement.
  • Les deux nouveaux critères majeures de déclenchement :
  • Critère EN5 lié à la source d’énergie du véhicule (batterie, réservoir de carburant),
  • Capteurs ADAS (SP4): Un impact ou un dysfonctionnement affectant ces systèmes peut désormais entraîner une classification VGE.

Pourquoi Faire Appel à un Expert Indépendant ?

Conseils Personnalisés : Il accompagne le propriétaire dans la procédure de réparation et de régularisation administrative.

Neutralité et Objectivité : Contrairement aux experts mandatés par les assureurs, un expert indépendant agit exclusivement dans l’intérêt du propriétaire du véhicule.

Droit de Contester : Si un véhicule est classé VGE de manière abusive, un expert indépendant peut réévaluer la situation et défendre les droits du propriétaire.

Contrôle de la Qualité des Réparations : L’expert indépendant vérifie la provenance des pièces utilisées et garantit leur conformité.

Les conséquences d’un classement VGE dans l’historique d’un véhicule

Lorsqu’un véhicule est classé VGE (Véhicule Gravement Endommagé), cette mention reste inscrite dans l’historique administratif du véhicule tout au long de sa vie. Cela signifie qu’un futur acquéreur, en consultant l’historique via le service HistoVec ou une plateforme équivalente, verra apparaître la procédure VGE parmi les événements marquants. Cette information peut fortement impacter la valeur de revente, même si le véhicule a été réparé et contrôlé par un expert automobile agréé.

En effet, la perte de confiance des acheteurs face à un véhicule ayant subi de graves dommages structurels peut entraîner une décote significative, voire un refus d’achat. Il est donc essentiel, pour un vendeur, d’être transparent sur cette procédure, et pour un acheteur, de vérifier systématiquement l’historique du véhicule avant toute acquisition.

Pour atténuer les effets négatifs d’un classement VGE, il est recommandé de conserver l’intégralité du dossier de suivi, incluant le rapport d’expertise, les factures de réparation, et le certificat de levée d’interdiction de circuler. Ces documents sont souvent rassurants pour un futur acheteur. Par exemple, une procédure VGE déclenchée pour une simple biellette de direction peut sembler bénigne si elle est justifiée par un dossier technique clair. En revanche, l’absence de preuves ou de traçabilité des réparations peut fortement compromettre la revente.

Conclusion sur la procédure VGE

La procédure VGE est une mesure essentielle pour la sécurité routière et la protection des automobilistes. Avec les nouvelles dispositions en vigueur, il est plus important que jamais d’être bien informé et accompagné dans ces démarches. Si votre véhicule est concerné par cette procédure (VGE), n’hésitez pas à nous contacter pour une expertise indépendante et un accompagnement personnalisé.

En effet, la procédure VGE est essentielle pour garantir la sécurité routière, mais elle peut parfois être source de litiges. Faire appel à un expert indépendant permet de s’assurer d’une évaluation juste et de préserver ses droits en cas de décision contestable. Que ce soit pour une expertise avant réparation ou pour lever une interdiction de circuler, l’accompagnement d’un expert indépendant peut faire toute la différence.

Si vous êtes confronté à une classification de votre véhicule en procédure VGE (véhicule gravement endommagé), n’hésitez pas à solliciter un expert indépendant pour une analyse impartiale et défendre vos intérêts. Vous estimez subir un abus dans le cadre de la procédure VGE laisser nous un commentaire nous répondrons à vos demandes.

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Article complémentaire : Procédures VEI

Lien de la circulaire procédure VGE sur Légifrance.

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🔎 Procédure VGE : vos questions, les réponses des experts en commentaire

La procédure VGE (Véhicule Gravement Endommagé) soulève énormément de questions chez les automobilistes.
Immobilisation du véhicule, retrait du certificat d’immatriculation, rapport de conformité, expertise avant et après travaux… les étapes sont souvent mal comprises.

Beaucoup d’entre vous nous interrogent sur :

  • Les conditions de déclenchement d’une procédure VGE
  • La différence entre VEI et VGE
  • L’obligation de missionner un expert avant réparation
  • La levée d’opposition au transfert du certificat d’immatriculation et interdiction de circuler
  • Les risques si les réparations sont réalisées sans suivi d’expertise

👉 Dans le cadre d’une VGE, le véhicule est considéré comme présentant un danger pour la sécurité.
Avant toute remise en circulation, un expert automobile doit :

  1. Contrôler les dommages
  2. Suivre les réparations
  3. Établir un second rapport de conformité (VGE) permettant la levée de procédure

Sans ce rapport, l’opposition administrative reste active.

⚠️ Attention : faire réparer un véhicule avant d’avoir mandaté un expert pour le suivi peut entraîner un refus de conformité.


Commentaires

30 réponses à “Comprendre la Procédure VGE : expliqué par des Experts en 2026”

  1. Avatar de FINARA

    Très instructif ce post sur la procédure Vge.
    Merci des renseignements.

  2. Bonjour,
    Voiture de mon fils en procédure VGE depuis juillet 2025,nous n’arrivons pas à avoir ni rapports d’expertises, ni devis du garage. L’assurance fait la sourde oreille concernant nos demandes de justificatifs. Il y a énormément d’incohérence concernant les dates,de gardiennage, d’expert, de ct, d’essai…
    Nous soupconnons des « arrangements entre expert et garage »
    Signalement à DGCCRF fait
    Courrier par un avocat en cours
    Nous ne savons plus quoi faire…

    1. Bonjour,

      Votre dossier semble complexe et certains éléments manquent. Nous vous adressons donc ce mail afin de vous assister et de vous aider à sortir de cette impasse qui dure visiblement depuis trop longtemps.

      Pour information, conformément à l’article R326-3 du Code de la route :

      I. – Le rapport d’expertise comporte :

      le nom de l’expert ayant procédé à l’expertise ;

      le rappel des opérations d’expertise effectuées, en précisant si elles ont été réalisées avant, pendant ou après les réparations ;

      l’indication du nom et de la qualité des personnes présentes lors de l’examen du véhicule ;

      les documents communiqués par le propriétaire ;

      les conclusions de l’expert.

      II. – L’expert adresse une copie de son rapport et de tout rapport complémentaire au propriétaire du véhicule.

      Il est donc obligatoire qu’une copie du rapport soit transmise au propriétaire du véhicule.

      https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006841967

      Cordialement, Lionel FAURE
      Expert en automobile agréé VE – Help You

  3. Bonjour,

    J’ai eu un sinistre et l’assurance refuse de me prendre en charge alors que je suis tout risque je vais donc devoir leur faire une procedure.

    Ils ont attitré un expert qui a mis mon vehicule en VGE et qui impose 3000 euros de travaux (avant demontage) et avec des pieces wolswkagen d’ou le prix elevé.

    Je n’ai rien signé il devait m’envoyer son mandat pour que j’accpete qu’il s’occupe du dossier je ne l’ai jamais recu et sur histovech ma vge n’apparait pas mais l’expert me dit qu’il peut pas annuler (il m’a tjr pas envoyé le rapport ca fait 2 semaines).

    Si je n’ai rien signé est ce que je peux recuperer ma voiture et faire mes reparations seuls ? Ou a t’il le droit de me declarer VGE alors qu’il ne m’a meme pas envoyé son mandat.

    Merci d’avance

    1. Bonjour,

      Il y a plusieurs éléments confus dans votre situation, ce qui rend difficile une réponse parfaite sans avoir le dossier complet.
      Néanmoins, voici les points essentiels à comprendre concernant le refus de prise en charge et la procédure VGE.

      1️⃣ Deux possibilités concernant le refus de prise en charge :

      ▪ Soit votre assureur refuse le sinistre parce que votre déclaration ne correspond pas aux conclusions de son expert.
      Dans ce cas, l’expert doit déposer un dossier en incohérence et justifier techniquement son avis.
      Le refus ne peut pas être arbitraire.

      ▪ Soit l’assureur prend en charge les dommages, mais refuse de payer les opérations liées à la procédure VGE.
      Et cela est normal : la remise en conformité VGE (remplacement d’éléments usés ou déformés indépendants du choc) n’est pas liée au sinistre, mais à l’état de sécurité du véhicule (entretien du véhicule).

      2️⃣ La procédure VGE : ce que dit la réglementation

      Il y a plusieurs éléments pour savoir si la procédure VGE doit être déclenchée ou non dans votre dossier. (voir article)

      et aussi, la procédure VGE doit être déclenchée uniquement si des déformations ou dysfonctionnements concernent les zones suivantes :

      Carrosserie – Déformations importantes :

      Longerons, plancher, passages de roue, châssis, pavillon, traverses soudées (critère ajouté en 2024).

      Direction – Déformations importantes :

      Colonne, crémaillère ou boîtier, biellettes, timonerie, boîtiers de commande, barres stabilisatrices.

      Liaisons au sol – Déformations importantes :

      Berceau, suspension, essieux, jantes, moyeux, disques, étriers.

      Sécurité des personnes – Dysfonctionnements :

      Ceintures, airbags, prétensionneurs, fixations, boîtiers, systèmes ADAS, systèmes pyrotechniques.

      Énergie – Déformation ou dysfonctionnement :

      Réservoir, batterie de traction (véhicules électriques/hybrides).

      👉 Si votre véhicule n’est pas concerné par l’un de ces critères, la procédure VGE ne doit pas être déclenchée.

      3️⃣ Votre droit au libre choix de l’expert

      Dans la procédure VGE, vous devez signer un mandat pour permettre à l’expert de suivre la procédure Vge en vue de la levée des oppositions.
      Sans mandat signé, vous n’avez pas accepté que l’expert de l’assurance gère votre suivi (ou pas encore).

      Vous pouvez choisir un autre expert, mais il faut impérativement en trouver un avant d’initier la procédure en vue de la levée des oppositions.

      4️⃣ Réparer vous-même : très fortement déconseillé

      Si vous réparez vous-même un véhicule placé en procédure VGE :

      Aucun expert n’acceptera de suivre les réparations “maison”.

      Sans validation d’un expert agréé, la procédure ne pourra pas être levée.

      Votre véhicule restera interdit de circulation, même une fois réparé.

      Vous aurez donc un véhicule “réparé”, mais administrativement inutilisable.

      C’est pourquoi ce choix n’est pas recommandé.

      Conclusion synthétique

      Si l’expert a constaté une dangerosité réelle suivant les règles de la procédure véhicule gravement endommagé, il doit déclencher la VGE. (indemnisation ou non de votre compagnie)

      Sans mandat signé, vous n’êtes pas engagé à suivre l’expert de l’assurance et choisir l’expert de votre choix.

      Réparer seul vous mettra dans une impasse administrative : véhicule non autorisé à circuler.

      Si il y a un refus total de prise en charge, et vous êtes en désaccord avec les conclusions de votre compagnie d’assurance, il faut engagé une contre expertise et ne pas toucher le véhicule.

  4. Bref une procédure administrative qui « pour notre sécurité » nous empêche de réparer notre véhicule nous-même et nous contraint à des dépenses ruineuses, qui « pour notre sécurité » nous empêche de changer de garage si un devis est trop cher, qui « pour notre sécurité » rend inutilisable un véhicule qui pourtant passe le contrôle technique, et qui est peut-être l’outil de travail et de survie d’une famille.
    « Pour notre sécurité », et à nos frais.
    Cette procédure est absolument illégitime. Pour un problème qui aurait pu être réparé avec des frais de 500 euros, j’en ai dépensé plus de 1100 et je n’ai toujours pas récupéré mon véhicule. J’ai épargné pendant des années entre autres pour pouvoir réagir à ce genre d’imprévus, et j’ai payé une assurance tout risques, mais cela fait déjà un mois que je paye pour travailler au lieu d’être payé pour travailler, et si cela dure, je n’aurai plus qu’à m’expatrier, car quitte à vivre pauvrement, autant vivre pauvrement dans un pays où on ne m’interdira pas d’essayer de m’en sortir.

    1. Nous ressentons clairement une grande détresse dans votre témoignage, et elle est malheureusement partagée par de nombreux automobilistes confrontés à ce type de procédure. Votre sentiment d’injustice, de blocage administratif et de pression financière est parfaitement compréhensible.

      Il est toutefois important d’apporter quelques éléments de contexte.
      Le fait de ne pas pouvoir réparer soi-même un véhicule dans le cadre d’un sinistre n’est pas une décision arbitraire de l’expert, mais relève d’une responsabilité juridique et technique qu’il ne peut pas assumer à la place du propriétaire. Dans la majorité des dossiers, cette prudence est justifiée, car l’expert engage sa responsabilité civile voir pénale, notamment en matière de sécurité routière pour vous, mais aussi pour les autres usagers.

      Cela étant dit, vous avez raison sur un point essentiel : il existe des excès. Certains dossiers sont parfois gérés de manière trop rigide, disproportionnée ou mal adaptée à la réalité économique et humaine du sinistré, parfois aussi avec un manque de conseils en amont, ce qui peut conduire à de véritables gouffres financiers évitables. Lorsque vous évoquez une situation qui « dépasse », il est tout à fait possible que ce soit le cas ici.

      Il faut également rappeler qu’en sinistre non responsable, vous disposez du libre choix de l’expert, un droit encore trop méconnu. Ce choix peut réellement changer la manière dont un dossier est abordé, notamment en termes de dialogue, d’adaptabilité et de recherche de solutions même si le cadre réglementaire, établi « pour votre sécurité et celle des autres », reste strictement encadré par la loi. Dans la procédure VGE, il y a souvent des restes à charge liés à la vétusté ou à des accessoires non retenus. En revanche, dans le recours direct, tout est pris en charge : cela fait partie intégrante de votre préjudice.

      Chez Help You, notre objectif est précisément celui-ci :
      👉 vous accompagner dès le début afin d’éviter d’être piégé financièrement en fin de travaux,
      👉 vous expliquer clairement vos droits,
      👉 identifier les leviers possibles,
      👉 et éviter que des procédures ne deviennent inutilement destructrices sur le plan financier, professionnel ou personnel.

      La preuve de notre engagement est simple : même lorsque les dossiers ne sont pas les nôtres, nous essayons d’apporter des réponses et une aide concrète. C’est évidemment encore plus vrai lorsque nous accompagnons directement un client. Notre taux de satisfaction, évalué à 5 étoiles, démontre qu’il est possible de concilier le respect du cadre « pour votre sécurité » avec une approche humaine, pragmatique et juste. Car nous aussi la sécurité des usagers de la route est le plus important.

      Votre témoignage est précieux, car il met en lumière les dérives possibles d’un système qui, à l’origine, est protecteur. Et c’est précisément pour cela que des structures indépendantes comme la nôtre existent.

      N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez échanger plus en détail sur votre situation.

  5. Bonjour,

    Un grand merci pour les informations que vous distillez publiquement !

    J’ai quelques questions :

    – Quels peuvent être les frais à charge de l’assuré (tous risques) dans le cadre d’une procédure VGE (responsable du sinistre, pas d’autres véhicules touchés, juste le mien !) ?

    – Pourquoi l’expert mentionne des pneus usés à 60% alors qu’ils sont quasi neufs (pas d’usure irrégulière, je suis un grand maniaque de la sécurité) ?!!! Ou alors, que l’expert me donne un manufacturier qui livre des pneus neufs avec 40mm de profondeur de bande de roulement… 😉

    – Pourquoi un cabinet d’expertise ne répond pas aux mails, très difficilement aux appels, j’envoie également un message via monautoetcie mais aucune réponse…), l’expert met 8 jours entre sa visite et la rédaction du rapport, j’ai dû solliciter la standardiste pour avoir le détail car pas mis en ligne dans le dossier (j’avais juste l’info déformation importante)…

    – dans l’estimatif de l’expert co-signé par le carrossier, seuls les éléments de direction (tirants de suspension + MO) ont été valorisés, cependant, il y a un pneu complètement déchiré et 2 jantes bien frottées, pourquoi cette évidence n’apparait pas dans le rapport de l’expert ?

    Merci par avance pour vos réponses et meilleurs vœux.

    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire et vos encouragements. Je vais essayer de répondre point par point à vos interrogations.

      1️⃣ Frais à charge de l’assuré dans une procédure VGE (tous risques/ accident responsable), sur cette première partie dans un sinistre non responsable les réponses peuvent être différentes (recours direct, ne déclarez plus un sinistre non responsable à votre assureur).
      Les frais pouvant rester à votre charge dans le cadre d’une procédure VGE correspondent principalement aux Vétusté Technique et frais d’entretien non imputable au sinistre.
      Votre assurance couvre uniquement ce qui a été impacté dans votre sinistre.
      Exemple concret :

      Si un amortisseur est endommagé lors du choc, seul celui du côté impacté est indemnisé.

      Or, pour des raisons de sécurité, un amortisseur se remplace par paire : l’amortisseur opposé reste donc à votre charge.

      Même logique pour les pneus : la part liée à l’usure (vétusté) peut rester à votre charge si un remplacement est nécessaire.

      2️⃣ Mention de pneus “usés à 60 %” alors qu’ils sont quasi neufs
      Cette situation peut venir :

      soit d’une appréciation visuelle erronée,

      soit d’un simple oubli ou manque de précision lors de la première expertise.

      Si vos pneus sont effectivement quasi neufs, il est légitime de demander une rectification, éventuellement avec photos ou facture d’achat à l’appui.

      3️⃣ Manque de réponse du cabinet d’expertise et délais de traitement
      Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela :

      périodes de congés,

      surcharge temporaire d’activité (conditions météo, grêle, épisodes de froid),

      sous-effectif ponctuel.

      Contrairement à d’autres secteurs métier, il n’existe pas d’experts automobiles “intérimaires”, et la profession est plutôt en tension en terme d’effectif. Lors de pics d’activité, les délais et la communication peuvent malheureusement en pâtir, ce qui reste très désagréable pour les assurés, surtout quand le véhicule est immobilisé.

      4️⃣ Pneus déchirés et jantes endommagées absents du rapport
      Si ces éléments n’apparaissent ni dans le rapport ni en hors sinistre, alors qu’ils sont visibles, cela ressemble clairement à un oubli.
      En procédure VGE, les experts privilégient souvent :

      d’abord la sécurité mécanique,

      puis, dans un second temps, les éléments de carrosserie et périphériques.

      👉 Conseil pratique :
      Essayez de refaire un point :

      soit directement avec l’expert (mail ou appel),

      soit via votre réparateur, qui a généralement des échanges plus réguliers avec le cabinet et pourra faciliter une mise à jour du dossier.

      Sans connaître le cabinet concerné, je ne peux pas me prononcer plus précisément. Mais oui, il peut y avoir des « couacs » dans certains dossiers lorsque la charge de travail devient exceptionnelle (un épisode de grêle peut générer des milliers de missions en quelques minutes par exemple, ou un épisode de froid, inondations).

      Merci encore pour votre message et meilleurs vœux à vous également.

      Help You – votre expert auto.

      1. Merci beaucoup pour vos réponses, j’aime beaucoup la tonalité de vos messages.

        Je trouve très dommage que nous n’ayons pas le réflexe du « recours direct » lors d’un sinistre.

        Avec le stress, nous avons le réflexe de sortir un constat, déclaration de sinistre et on s’emmanche dans un circuit qui s’avère finalement long, complexe et très couteux… Et ces coûts se reportent sur nos cotisations !

        1. Merci pour votre retour et vos encouragements.

          Le recours direct est un levier qui en vaut réellement la chandelle de nos jours. Cette situation se produit lorsqu’un des acteurs prend le dessus sur les autres, ce qui est plutôt le cas actuellement. C’est donc pour cette raison qu’il est nécessaire de s’adapter aujourd’hui.

          Un système s’est mis en place au fil du temps, y compris au sein des compagnies d’assurance, où même les salariés ne sont pas toujours informés de l’existence d’une autre procédure que la convention assureur, laquelle ne prime pas sur la loi.

          N’hésitez pas si besoin.
          Encore Merci.

  6. Merci pour cet article interessant.
    Malheureusement je suis tombée sur un expert frauduleux qui a eu un excès de zèle. Petit accrochage à un feu rouge, l’attache remorque de la voiture devant moi rentre très légèrement dans mon système adas. Je désactive tous les systèmes de mon tableau de bord et continue à utiliser mon véhicule sans problème (juste voyants orange). J’arrive au moment de l’expertise plus d’un mois après la déclaration de sinistre et déclaration VGE car voyant. Je lui explique que c’est parce que j’ai tout désactivé mais ça lui est égal. Sp4 il n’a que ce mot à la bouche! Verdict : plus d’un mois d’attente auprès du garage pour à peine quelques heures de réparation et pour qu’au final ils ne me remplacent même pas mon radar adas !! Je suis dégoutée, impossible de la revendre maintenant…

    1. Malheureusement, cette situation repose sur la réglementation actuelle. Voici le lien vers le Code de la route (Annexe 2 – Critère SP4) :
      https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000020608894/

      Sont notamment concernés : les ceintures, prétensionneurs, enrouleurs, coussins gonflables, boîtiers de commande, systèmes pyrotechniques, ainsi que les systèmes d’aide à la conduite relatifs à la sécurité selon les normes constructeurs. Cela inclut donc directement les capteurs ADAS et leurs supports.

      Cette règle est applicable à tous les véhicules, sans exception. Il s’agit d’une disposition du Code de la route dont chaque automobiliste dépend, souvent sans même en avoir conscience.

      Il est également important de comprendre l’engagement de responsabilité de l’expert automobile : lorsqu’il classe un véhicule en VGE, il engage sa responsabilité personnelle et professionnelle via son agrément VE. Il est inscrit sur le registre national des experts et agréé par le Ministère de l’Intérieur.

      Concrètement, si demain un véhicule non classé VGE présente une défaillance de freinage ou d’aide à la conduite et provoque un accident corporel (par exemple avec un piéton), la responsabilité de l’expert peut être directement engagée. À ce titre, l’expert joue parfois bien plus que son métier : il engage également sa responsabilité civile, pénale et son patrimoine personnel.

      Enfin, en cas de sinistre non responsable, il est fortement déconseillé de déclarer systématiquement le sinistre à votre propre assureur. Cela peut impacter votre relevé d’information et exposer à des hausses de cotisation ou à des résiliations.

      La solution consiste à exercer un recours direct contre l’assureur adverse. Vous pouvez nous transmettre votre constat afin que nous prenions en charge cette procédure, ce qui permet de préserver votre historique d’assurance et vos droits.

      Merci pour vos encouragements. Conservez soigneusement le rapport d’expertise ainsi que la facture dans le dossier du véhicule.

      Un véhicule ayant fait l’objet d’une intervention sur un support de capteur ne subit pas, en soi, une perte de valeur significative, dès lors que la réparation est conforme et documentée.

      1. Avatar de Elise BRUNET
        Elise BRUNET

        Malheureusement tous les garages me disent le contraire. Soit ils refusent de me la reprendre soit décote significative. Côté assureur aucun malus de mon côté. Merci

        1. Garder les documents de suivi.
          Nous travaillons donc sur les sinistres non responsables et votre témoignage est important car en cas de sinistre non responsable, s’il y a un réel préjudice, des difficultés à revendre à terme, il faudra prendre ce paramètre en circonstance car si l’impact se mesure. Merci pour vos retours. Si vous avez besoin de conseils, n’hésitez pas.

  7. Bonjour
    Le véhicule de ma fille (1ere) a eu un sinistre léger (tuile et morceau de mur sur le côté gauche et ayant déclenché l’airbag du siège AVG, une peu carrosserie aile et bas de caisse). L’expert l’a classée VGE techniquement réparable et VEI, et ne veut pas utiliser de pièces de l’économie circulaire, le siège par exemple. Que du neuf! alors pourquoi en vendre garantie B-parts par exemple. Sachant que B-parts vend des airbags, siège et donc la facture serait moindre et la voiture repartirait vers de nouvelles aventures.
    Le véhicule est une twingo 1.2 16v 75cv de 2012 147000kms. Sachant que, factures à l’appui, kit distribution effectué en janvier 25, pot catalytique dec2022, pneus Goodyear vector 4saisons gen3 25000kms AV AR mai 2024, optique AVG 2021 neuf, entretien régulier perso… Contrôle technique ok fait le 9/12/25.
    Le devis de réparation neuf et la valeur estimée est de 652€. Je ne sais plus quoi faire, dois je prendre un expert indépendant?
    Merci de votre aide

    1. Bonjour,

      En cas de désaccord sur la valeur du véhicule, nous pouvons intervenir en tant qu’expert indépendant : analyse gratuite du dossier (rapport, devis, valeur retenue, annonces).
      Si l’analyse le justifie, une contre-expertise valeur pourra être engagée.

      Sur la partie technique, l’expert a raison : la réglementation VGE interdit l’utilisation de pièces issues de l’économie circulaire pour les organes de sécurité (airbags, prétensionneurs, etc.).
      Tout élément nécessitant une destruction lors du contrôle doit être remplacé par du neuf, sans exception.

      Notre rôle est de vous conseiller au mieux, de manière totalement indépendante, en tenant compte de l’ensemble des éléments techniques, économiques et administratifs du dossier, afin de vous orienter vers la solution la plus pertinente et conforme à la réglementation pour vous.

      contact@helpyou.fr
      Nous restons à votre disposition.

      1. Bonjour

        Merci de votre réponse qui m’éclaire un peu plus.
        En fait j’avais proposé que le siège en économie circulaire aucunement les organes de sécurité
        Concernant la valeur marchande j’en parle
        Cdt

        1. Bonjour,

          Pour le siège seul, cela est possible. Il faut toutefois que celui-ci soit tracé et certifié, et qu’il soit identique en termes de finition.
          Sauf si cela ne vous dérange pas, mais dans ce cas, ce sera noté par écrit dans le cadre d’un suivi avec l’assurance, afin de vous faire valider le fait que cela ne vous dérange pas.

          Concernant la question éventuelle sur l’impossibilité d’acheter cette pièce sur LBC, par exemple : l’expert a un rôle dans la traçabilité des pièces pour des raisons de sécurité, comme vous l’aurez compris, mais également dans le cadre de la lutte contre le recel de pièces volées. Une pièce provenant de Leboncoin est en effet impossible à tracer sur ce point, par exemple.
          Cordialement,
          Lionel FAURE

  8. Bonjour

    Ca fait 3 mois que ma voiture est VGE pour une jante et une bielette de direction. L’expert donne des indications pour lever la VGE et une fois les reparations finis il trouve toujours un nouveau truc. Au debut il s’agissait des jantes, puis il a dit qu’un desequilibre existait à l’avant. Ensuite il a dit maintenant c’est le train arriere. Ensuite il a redit le train avant suite au changement du demi train qu’il y avait trop d’ecart.

    Mon garage a ramené la voiture chez Jumbo pneu et maintenant l’expert dit qu’il n’a pas confiance en eux sur les reparations. A t’il le droit de faire ca ? En 3 mois je n’ai recu aucun rapport, le cabinet ne repond à aucun de mes mails. Que faire ? J’ai l’impression depuis l’debut que l’expert fait tout pour me faire payer un max et ne jamais lever ma vge

    1. Bonjour,

      Dans une procédure VGE, l’expert doit normalement, dès ses premières opérations d’expertise, et au plus tard lors de sa seconde intervention, identifier l’ensemble des contrôles nécessaires afin de permettre l’établissement d’un devis global, notamment pour les éventuels frais restant à votre charge. Cela fait partie de son devoir de conseil et d’information.

      Hormis certains contrôles réalisés en fin de travaux (comme la géométrie définitive après remontage), il doit être en mesure d’anticiper les opérations nécessaires et de vous informer, a minima par écrit, des frais engagés sur votre véhicule, en motivant techniquement ses décisions.

      Le fait d’ajouter régulièrement de nouveaux éléments sans explication claire, sans rapport écrit et sans communication est problématique. Vous êtes en droit de demander :

      Les procès vervaux d’expertise

      Les justificatifs techniques des demandes complémentaires

      Un état clair des opérations nécessaires pour lever de la procédure VGE

      Si vous constatez une réelle absence de dialogue ou de transparence, il est recommandé de contacter directement l’agence d’expertise (un responsable doit pouvoir vous rappeler) ou votre compagnie d’assurance (qui fera une demande au cabinet d’expertise) afin d’obtenir des explications écrites.

      Cordialement.

  9. Merci de votre reponse, il veut maintenant me faire refaire une geometrie mais chez un ami a lui qu’il connait. Il veut aussi que je change le demi train avant et le train arriere si les rapports de ma geometrie ne lui conviennent pas (tout a ma charge). Il a le droit de refuser les rappprts de Jumbo Pneue ? Et il a l’droit de le dire a la fin pour le demi train avant et train arriere si c’est en rapport avec la geometrie ?

  10. Avatar de SUHAYR RAMODEKHAN
    SUHAYR RAMODEKHAN

    Bonjour,
    Une procédure de VGE a ete entamé pour mon vehicule. Choc avant gauche
    Les pneus sont-ils concernés par la procédure VGE?

    1. Bonjour,

      Les pneumatiques ne sont pas initiateurs de la procédure VGE, mais une jante peut l’être, par exemple. Autrement dit, on ne déclenche pas une procédure VGE sur la seule base de pneumatiques défaillants.

      En revanche, si la procédure VGE a été initiée pour un amortisseur, par exemple, et que vos pneumatiques sont à remplacer, il pourra vous être demandé de les remplacer également dans le cadre de l’entretien du véhicule.

      En effet, lorsque l’expert devra lever la procédure VGE, il devra attester que votre véhicule est en état de reprendre la route dans des conditions normales de sécurité, et donc ne pas présenter d’anomalies, comme des pneumatiques usés.

      L’équipe Help You

  11. […] complémentaire : Procédure VEI, Procédure VGE, le recours […]

  12. Avatar de Karine Danflous
    Karine Danflous

    Bonjour.
    J’ai achete une yaris cross a un garage en juillet 2025.
    Suite a un choc cote droit mon vehicule a ete place vge en décembre
    Au moment de faire la 2eme géométrie après réparation de la crémaillère a droite ils voient qu’il y a le moyeu a changer a gauche (déclaré par l’expert non imputable au sinistre) devis total a ma charge 2000€
    Puis je me retourner vers le garage a qui je l’ai achete?
    Quel argument leur donner ?quels sont mes droits ?

    Comment etre sur que le garage qui repare mon vehicule ne va pas encore trouver quelque chose a ma charge ?

    Je suis coincee c’est terrible car si je ne valide pas leur devis la procedure n’avance pas mais d’un autre côté jai limpression de me faire avoir et qu’ils abusent de cette procédure.

    Merci de votre aide.

    1. Bonjour,

      Oui, il peut être possible de vous retourner contre le garage vendeur si le défaut du moyeu existait avant la vente et n’a aucun lien avec le choc déclaré. Le point central est donc de déterminer si cette déformation est ancienne ou si elle peut, au contraire, résulter du sinistre.

      Le fait que l’expert l’ait déclaré non imputable à l’accident ne suffit pas toujours, à lui seul, à clore le débat : encore faut-il que cette position soit techniquement justifiée. Si le défaut était antérieur à la vente, plusieurs fondements peuvent être envisagés contre le vendeur professionnel, notamment son obligation de délivrer un véhicule conforme et exempt de défaut affectant son usage.

      Avant d’accepter les travaux à votre charge, il est donc important de demander des explications précises et écrites :

      sur la nature exacte du défaut constaté,

      sur les éléments permettant d’affirmer qu’il n’est pas lié au choc,

      et sur la raison pour laquelle il n’a pas été détecté plus tôt.

      Concernant le réparateur, vous ne pouvez jamais avoir une garantie absolue qu’aucun autre élément ne sera découvert ensuite, surtout dans un dossier accidenté. En revanche, vous êtes en droit de demander un chiffrage détaillé, une justification technique claire, et de ne pas valider aveuglément des réparations qui resteraient discutables.

      Dans ce type de dossier, il faut éviter de subir la procédure : il faut faire analyser précisément la chronologie, les dommages du choc, et la cohérence technique du défaut découvert. C’est souvent cela qui permet de savoir si la charge doit réellement vous revenir ou non.

      Courage à vous, car ce type de situation est particulièrement difficile à vivre pour un particulier.

      En cas de besoin ne pas hésiter à revenir vers nous.

  13. Avatar de Jordan

    Bonjour,
    Je suis en procédure VEI classement VGE, l’assurance me met sous pression dû aux frais de gardiennage (garage personnel, non agréé par l’assurance) pourtant je suis dans un sinistre où je suis non responsable, je suis à l’étape de choisir entre céder mon véhicule, le réparer (avec un risque de factures salées) ou bien le conserver en l’état immobilisé en reconversion caravane (car il s’agit d’un utilitaire aménagé), la cause du sinistre c’est surtout une bielette de direction donc d’office classé VGE car direction cependant le fait de faire appel à une expertise pour un véhicule vieux est économiquement destructeur car l’expert il va forcément classer VGE les dommages du sinistres mais il ira jusqu’à la corrosion, la carrosserie et d’autres détails, l’expert via téléphone m’a conseillé de m’en séparer car si je le répare je risque de m’embarquer dans un cout x5-x10 du véhicule (même si la conclusion technique indique seulement 1800€ de réparation en comprenant des réparations cosmétiques de griffures de peintures), train avant, para, géo, carrosserie, peinture, rouille perfo (non mentionnée dans la conclusion technique mais mentionnée de voix à voix via appel, est-ce une magouille de pression sur l’individu?), je sais pas quoi faire car il s’agit de mon habitation et de mon véhicule, bref j’aurais aimé une estimation très précise pour lever le VGE mais j’imagine que ça se fera que lorsque le mandat de mission du suivi d’expert sera signé (cout d’environ 400-600€), je me demande si son conseil de m’en séparer n’est pas une optimisation de gestion rapide du dossier, pour un camion payé 4200€ estimé à 1500€ avec sa vétusté, c’est dur à accepter, pourriez-vous m’indiquer les véritables délais de réflexion que la loi m’accorde car quand c’est l’expert qui doit m’envoyer son dossier il prend une bonne semaine pour le faire avec l’assurance qui m’indique que si je récupère le véhicule elle va me facturer 15€/j y compris ces jours d’attente du rapport d’expertise, quand c’est moi qui doit décider d’un choix transitionnel très important d’une vie je dois me précipiter..

    1. Bonjour,

      Votre situation est malheureusement assez fréquente en procédure VEI/VGE, et il est important de bien distinguer les aspects juridiques des réalités techniques.

      Sur le plan légal, vous disposez d’un délai de 30 jours à compter de la proposition d’indemnisation et de cession pour prendre votre décision. Tant que cette offre n’est pas formalisée, aucune pression ne doit vous être imposée.

      Concernant la procédure VGE, il faut bien comprendre que les exigences sont nettement supérieures à un simple contrôle technique. L’expert doit certifier que le véhicule peut circuler dans des conditions normales de sécurité. Cela implique, si nécessaire, des démontages et des contrôles approfondis. Ce n’est donc pas une vérification visuelle : certains défauts, notamment liés à la corrosion, peuvent apparaître au fur et à mesure des investigations et engendrer des coûts bien plus importants que l’estimation initiale.

      Le discours de l’expert peut donc s’expliquer par cette réalité technique. Toutefois, cela ne constitue pas une obligation pour vous de céder le véhicule, mais plutôt une approche prudente face au risque économique.

      En revanche, le point essentiel dans votre dossier reste la valeur d’indemnisation. Si vous avez acquis le véhicule récemment à 4 200 € et que l’estimation proposée (1 500 €) ne vous paraît pas cohérente, vous êtes en droit de la contester via une contre-expertise.

      Attention également à la spécificité des véhicules aménagés :

      si l’aménagement n’est pas déclaré (véhicule resté en utilitaire classique), il ne sera généralement pas pris en compte dans l’indemnisation ;
      en revanche, si le véhicule est homologué (type VASP camping-car), il doit être indemnisé comme tel.

      Enfin, vous indiquez être non responsable avec un tiers identifié. Dans ce cas, le fondement applicable est celui de la réparation intégrale du préjudice. Idéalement, ce type de dossier se traite en recours direct contre l’assureur adverse, permettant une indemnisation plus complète. Néanmoins, lorsque le dossier est déjà engagé dans un cadre assurantiel classique, il est souvent difficile de revenir en arrière.

      En résumé, votre décision doit reposer sur trois éléments :

      la valeur réelle du véhicule (à défendre si nécessaire),
      le coût réel et le risque d’une levée de VGE,
      et votre besoin personnel d’usage (notamment s’il s’agit de votre habitation).

      Cordialement,
      Help You – Expert auto indépendant

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